Duhamel-Arrapel Daniel

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Duhamel Arrapel Daniel Galerie 21

BIOGRAPHIE :

Né en 1951 à Dunkerque il passe son enfance dans cette ville rasé à 90 % pendant la seconde guerre mondiale.
Par goût du dessin et encouragé par sa mère, il fréquente depuis l’enfance l’Ecole des Beaux-Arts de la ville.
Il nourrit également sa passion en produisant des personnages de bandes dessinées, puis des dessins
de Bruegel, Daumier, Géricault, Pascin…
Il poursuit des études au lycée Jean Bart et, après le baccalauréat, entreprend une formation en arts appliqués
à Roubaix. Il enseigne ensuite le dessin dans un lycée professionnel en région parisienne.
En parallèle il poursuit dans son atelier une activité artistique personnelle jamais abandonnée.
Il découvre et pratique la gravure et la lithographie.
Un portfolio de lithos, La saga des Poufs est édité aux éditions d’Arts Pousse-Caillou dans la collection
La folie nous guette. Un exemplaire est acquis par le FRAC de Basse-Normandie.
Pour l’édition La goutte d’eau, il illustre les textes de Benoît Lardières (le Paradis) et de Anne Guglielmetti
(Almanach).
Il participe à nos nombreux salons et expositions personnelles à Paris, en province, et à l’étranger.
Dernièrement il a exposé à Paris à la galerie L’Usine et à MAC Paris.

SES ŒUVRES :

« Au début, les visages et leurs présences. Ils imprègnent le dessin et sa genèse. Reliefs, incisions, modelés, figuration lente, tâtonnante et initiale de ces visages énigmatiques d’où naissent incertitudes, émotion et questionnement… »
D.Duhamel-Arrapel

ON PARLE DE LUI :

Porc d’attache

Avant même et après la parole, au début comme à la fin de l’Histoire le porc est là. En consé­quence, dans le moindre Pier­rot d’amour se cache un goret. C’est sans doute pour­quoi la truie altruiste n’espère rien des hommes. Elle pré­fère son com­pa­gnon d’auge. Il lui rap­pelle la vie d’avant le jour en son pre­mier lan­gage.
Daniel Duha­mel Arra­pel et Armel Louis rap­pellent dans leur défense et illus­tra­tion du goret qu’il n’est pas notre apo­rie mais notre ger­mi­na­tion. Il ne peut donc entrer dans une seule phrase tant se fomente en lui notre syn­taxe pri­mi­tive que nous vou­lons igno­rer. Elle glisse pour­tant sans cesse vers le tronc de nos heures. Le porc doit donc être traité avec res­pect car il nous rap­pelle que l’infini n’est rien et que nul Dieu n’en sor­tira jamais.

Ecrire le porc per­met de s’arracher à l’erreur mys­tique. Vulve vue, Marie la vierge véné­rée rede­vient l’adorable truie. Elle n’est plus une Nar­cisse mélan­co­lique mais la mante peu reli­gieuse des gouffres engen­drés par la mala­die de l’idéalité. Se déploie une autre sain­teté. Elle est han­tée de viande puisque le cochon pointe son groin.
Les deux auteurs répondent à le ques­tion de savoir ce que devient le mot “ écrire ” quand le porc est son sujet mais que ce der­nier ne peut l’apprivoiser. Le dévoi­le­ment du mot “cochon” ouvre au jour ce qui fait la débauche, la pusil­la­ni­mité, l’absence de vertu. Ce dépouille­ment ne doit culpa­bi­li­ser en rien. Elle ne fait que sexua­li­ser le mot “ homme ” en affron­tant jusqu’au bout son ani­ma­lité. Celle-ci ren­voie à l’affolement dont sort son cri absurde.

Soudain l’animal humain ne cherche plus de fausses traces. Il sait la ren­contre avec lui-même impos­sible, son seuil infran­chis­sable. Il ne peut comp­ter que sur sa fièvre por­cine et son innom­mable. Il se reven­dique comme la bête qui crut un temps à l’Esprit. De la por­che­rie sur­git son écu­rie d’Augias.

jean-paul gavard-perret

QUELQUES LIEUX D’EXPOSITIONS :

Paris – Gruissgan – Rouen – Bois-Colombe – La Haye – Carcassonne – Dunkerque – Senlis – Orleans – Salies de Bearn –  Lyon – Toulouse – Sannois – Viroflay – Marly le Roy – Levallois Perret –