L’Allumeur de réverbères – le 14 juin à la Galerie 21 – Place du Salin

Allumeur de réverbères Galerie 21 - Patrick Braoudé

Patrick Braoudé joue de la lumière, il allume ou éteint à sa guise.

C’est avec une légère complicité du soleil qu’il donne la clarté du moment.
Il patrouille au milieu des sentiers  terrestres, et  s’empare de quelques reflets, pour les embraser à sa façon.

Allumeur de réverbères Galerie 21 - Patrick Braoudé

 

…Sur la cinquième planète, toute petite, il vit un allumeur de réverbères, au pied d’un unique réverbère.

Il l’allume quand le soir tombe, il l’éteint au lever du jour.
Normal, c’est la consigne.
Mais sa planète tourne de plus en plus vite et c’est maintenant une fois par minute qu’il allume et éteint.
« Je n’ai plus une seconde de repos », dit-il.
Le Petit Prince lui suggère de marcher pour rester dans l’ombre ou la lumière, et ne plus avoir à travailler.
Mais, pas de chance: « Ce que j’aime dans la vie, c’est dormir », explique l’unique habitant de cette planète.
Le Petit Prince voit bien que ce travail est absurde.  »
Cependant il est moins absurde que la vie du roi, du vaniteux, du businessman, du buveur.
Au moins son travail a-t-il un sens.
Quand il allume son réverbère, c’est comme s’il faisait naître une étoile de plus, ou une fleur.
Quand il éteint son réverbère, il endort la fleur ou l’étoile.
C’est une occupation très jolie.
C’est véritablement utile puisque c’est joli. »…

…Ce que le petit prince n’osait pas s’avouer, c’est qu’il regrettait cette planète bénie à cause, surtout, des mille quatre cent quarante couchers de soleil par vingt-quatre heures !

extrait du Petit Prince de Saint Exupéry

2 Patrick Braoudé

 

La lumière de Patrick Braoudé

6 Patrick Braoudé Galerie 21

Patrick Braoudé

 

Du 07 juin au  31 Août à Toulouse -Galerie 21 de la place du Salin 

Patrick Braoudé invité d'honneur Galerie 21

Patrick Braoudé – …Je fais de la photo depuis que j’ai 17 ans, … Je m’y suis remis depuis que je vais plus souvent sur la côte normande… Peur de s’ennuyer sur la plage pour un grand sportif comme moi ! Alors j’ai pris l’appareil, et j’ai mitraillé les gens.

D’abord je les ai photographiés nets, et puis, un jour, j’ai oublié mes lunettes de presbyte et je les ai mitraillés flous…

Mon style était né, « Presbyterian Picture » !

Bien sûr, cette dernière anecdote est fausse, mais j’ai toujours aimé le « flou artistique » et je m’y suis donné à cœur joie… pour ne pas risquer de procès pour droit à l’image ! Là, personne ne peut reconnaître les gens quand ils sont aussi flous.

Les photos sont-elles retouchées ?

Patrick Braoudé –…J’ai découvert comment exploiter ces flous à la prise de vues. Il n’y a pas de retouche Photoshop ou autres, par ordinateur. Je sature juste un peu, donne un peu de contraste… Mais les photos sont prises telles quelles à la prise de vues. C’est pour moi l’intérêt et l’amusement de voir tout de suite le rendu du cliché.

 

Pour Patrick Braoudé les thèmes ne manquent pas.

Il peut passer de la plage, à un terrain de rugby, comme attraper l’instant d’une mouette et le figer entre hier et aujourd’hui.

On le connaît si bien par son jeu d’acteur au théâtre comme à l’écran, ou par ses réalisations cinématographiques.

Mais le connaissez-vous sous l’œil du photographe, et même plus précisément, sous le regard d’un « Peintre de la lumière » ?

Impressionniste, expressionniste, il joue avec le temps, aux portes de l’imaginaire, il  raconte une histoire, il dévoile des mystères, tout en délicatesse et discrétion. Sylvie Amigo-Soulet

Exposition d’Emmanuel Romeo photographe

invitation Emmanuel Roméo

Emmanuel Roméo Galerie 21

Emmanuel Romeo est né et a étudié à Paris, mais une partie de son enfance se déroule en Italie. 
Après plusieurs années passées dans le Gard, puis en Bretagne (où s’amorce sa carrière artistique), il s’installe en 2017 dans le sud-ouest.
Originaire d’une famille de peintres et de photographes, cet ex scientifique finira par se reconvertir entièrement dans la photographie après plusieurs années de recherche. Peuplé principalement de créatures et de paysages énigmatiques, son travail puise partiellement ses ressources dans la littérature fantastique de son enfance, mais subit aussi les influences surréalistes qui ont toujours nourri son univers.

« L’aiguille de l’horloge s’est arrêtée,
Ils sont là,
couronnés de vermeil
et traversant les saisons.
Blottis dans les rumeurs étouffées
quelques-uns vêtus d’ombre
évoquent les mémoires éthérées.
A jamais tatoués sur le papier
l’horloge reprend sa danse
pour laisser la place au regard suivant. » Sylvie Amigo Soulet

Les Mi-Temps de Patrick Braoudé à la nouvelle galerie 21 de Toulouse

Affiche Patrick Braoudé Galerie21 -Juin 2018

Mi-temps

Une pause ou plusieurs.
Ce moment où l’on partage à part égale.

Un endroit où plane quelque chose qui nous appartient.

 

La photographie obéit aux principes chimiques connus pour ses contributions à l’harmonie et au contraste des couleurs.

Cependant on  oublie aussi les effets extérieurs à celle-ci , les éléments climatiques etc…

Sans retouche et sans filtre, les photographies de Patrick Braoudé annoncent  une nouvelle façon de peindre grâce au regard.

Quelques années plus tôt nos grands artistes peintres ne pouvaient exprimer cette vision que par la peinture ou le dessin.

Aujourd’hui la photographie nous permet des possibilités différentes : attraper l’instant !
Mais sommes-nous tous capables de voir l’instant de ce petit fragment de  temps, qui nous éloigne d’hier et nous amène à demain ?
Patrick joue avec ces intervalles.

Ses photos nous emportent dans la picturalité de Seurat – ou le « chrono-luminariste » – enregistrait les effets de lumière.
Patrick Braoudé délivre sur ses oeuvres toute la magie de ces petites particules de lumière flottant dans l’air comme de mystérieuses apparitions.
Ou tout simplement la fragilité des lignes à se tenir droite par la force de la chaleur atmosphérique.
Plus de ligne pour souligner les contours.
Les couleurs frissonnent, ou fondent pour laisser place à la transparence de l’air ou de l’eau.
L’espace devient le  terrain de jeu de notre imaginaire.

Parfois il nous surprend avec des scènes de vie paraissant plus anodines, et pourtant …
Toute la poésie du passage acteur à spectateur est exploitée avec une grande maîtrise et belle générosité.
D’une petite fille aux poings serrés par le froid de l’eau ou par la peur d’y entrer, jusqu’à ce couple, face au bleu de la mer se protégeant du soleil ou de la pluie.
Il nous propose de s’arrêter et de jouer avec lui à :

Un,

deux,

trois, …

Voilà !

Sylvie Amigo Soulet

Patrick Braoude-Photographie

Patrick Braoudé Photographie 2

Exposition Patrick Braoudé à la nouvelle Galerie 21 de Toulouse