Verdier Marie

Biographie:

BIOGRAPHIE :

Née en Normandie dans une famille d’artistes avant l’ère du numérique.

Double formation :

  • Journaliste (IUT Tours)
  • Paysagiste dplg (Ecole de Versailles)

Depuis toujours.

  • Peinture, dessins, écriture.

Une couleur vue par surprise, un livre lu, un grand coup de vent dans le paysage, des mers démontées peuplées d’exils. Tout s’assemble, se répond et il n’y a plus…qu’à faire !
A écrire, à peindre, à dessiner dans un lien intime, dans la lenteur, un luxe !

Quand on lui demande ce qu’elle aime …

« Les voyages réels ou imaginaires, proches et lointains, dans les steppes, les fleuves, les mers, les îles, les villes et les banlieues.
Lire : René Char, Nicolas Bouvier, Peter Handke, Jim Harrison, Jim Fergus, Colin Thubron, Paolo Rumiz, J.M.Coetzee, Andrei Makine, Henning Mankell, Breyten Breytenbach et tant d’autres du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest. Lire en espagnol de nombreux écrivains contemporains.
Voir : Tapiès, Soulages, Rothko, Barceló, de Stael, Poliakoff, Chillida, Szenes …
Entendre : les voix d’ici et d’ailleurs, le piano. »

La PEINTURE est à l’huile sur toile. Beaucoup de reprises, de grattages comme si les couleurs avaient déjà vécu.
Huiles sur le thème « Exil et Frontières », huiles récentes couleurs chaudes….

Les LIVRES :
Exemplaires uniques
Édition à très peu d’exemplaires à compte d’auteur
Intervention d’un éditeur (Az’art Atelier pour le livre « des îles »)

Les OUTILS :
Les empreintes et tampons gravés réalisés avec des plaques de caoutchouc, des gommes et de l’encre de Chine
La pierre noire
Les encres solubles à l’eau ou le pastel gras dilué à la térébenthine
L’écriture à la main, parfois l’aide d’un typographe
Les matériaux récupérés et retravaillés : bois, bambous, cuirs, papiers.
Les papiers Japon

 

« Les paysages s’offrent en toute liberté et restent mon domaine de prédilection. Il n’est pas question de ne s’intéresser qu’aux « beaux paysages ». On me montre des volumes, des formes, des couleurs, du beau, du laid et je regarde. Quoi de plus simple ?

Peintures

Ne retenant de la chose vue que des impulsions, la peinture prend forme et vit sa vie. Elle me parle et je lui fais confiance.

La peinture est à l’huile sur toile de lin. Pour les plus grands formats, le travail est lent, très lent. Séchage, grattages, reprises et repentirs s’étalent parfois sur des mois. J’ai un attachement particulier aux couleurs qui ont vécu, roulé leur bosse, et sont parvenues à l’usure qui leur confère un intérêt.

Empreintes

Relever des empreintes : à l’atelier ou dans la nature, il s’agit de poser un papier assez fin (souvent papier Japon) sur un support de bois comprenant des aspérités : morceau de tronc coupé à la tronçonneuse ou comprenant des galeries d’insectes. Avec une mine de pierre noire frottée sur le support, l’empreinte est réalisée et ensuite retravaillée.

Faire des empreintes et des livres relève plus de l’imprimerie. J’utilise des gommes ou des plaques de gomme que j’entaille ou que j’enduis à l’encre de Chine. Les grisés s’obtiennent en limitant la quantité d’encre et en utilisant des papiers plus ou moins poreux.

Les empreintes peuvent être ensuite utilisées et montées en forme de livre. Elles sont accompagnées de texte courts que j’écris. Certains livres sont des exemplaires uniques, d’autres sont imprimés en très peu d’exemplaires.

Pour finir…

Je persiste obstinément à chercher le moment où mon travail d’artiste m’entraine au delà des horizons figurés et des sols qui portent nos pas. Je ne saurais rien dire de plus, justement, que le bonheur de chercher, celui parfois de trouver en prenant le risque. Et puis, jour après jour, les fragilités, les découvertes qui sous-tendent l’envie de peindre, d’écrire, d’imprimer et de travailler encore.

L’ensemble de mon travail est dédié à la mémoire de Paul Clerc, grand ami du risque. »

« Marie est une artiste d’une très grande discrétion, un vrai dilemme pour parler d’elle !
En effet cette artiste pourtant si prolixe et aux mots si pertinents ne parle que très peu d’elle.
Il y a tant à dire..
Gourmande de vie, de découvertes et de rencontres, reste toutefois très secrète, et assez solitaire.
Marie a connu les plus grands lieux par son métier d’architecte paysagiste et ses voyages par le monde.
Elle a côtoyé de nombreux cabinets d’architectes et a participé à de grands projets d’aménagement.
Seule, parmi un monde d’hommes, elle a dirigé ses équipes comme un vrai chef d’orchestre.
Marie, c’est tout cela !
Une fois passée la porte de cette grande stature, je découvre alors une petite fille aux yeux malicieux et prête à toutes les dissipations proposées.
A travers ses œuvres douces et harmonieuses je rencontre des facettes de l’artiste si touchantes qu’il est difficile de rester les yeux secs.
Cette puissance qu’elle utilise dans son travail d’artiste peintre, est une source de sincérité et une profondeur vitale.
Il y a ses livres aussi, de fabrication artisanale qui sont les lieux d’intimité entre de courts textes et des « images » qui accompagnent. Peu d’exemplaires avec l’aide parfois d’un éditeur ou d’un typographe.
Elle n’a plus besoin de contempler la réalité pour connaître la vérité.
Elle nous délivre un plaisir esthétique. C’est son regard sur la vie et la nature qui devient la source d’une démarche artistique.
Sa distance avec la réalité matérielle laissent dominer son trait, sa couleur, et ses ombres qui fertilisent notre vision.
Les codes, les techniques, elle les connait sans aucun doute, mais son parcours lui a permis de se déshabiller de tout préjugé et de n’accepter que l’énergie du moment »

Plusieurs expositions de peinture dans la région Occitanie ces dernières années : Toulouse, Limogne en Quercy (Lot), Bages (Aude), Balma (Haute Garonne), Auch (Gers), Fitou (Aude).

Salons de livres d’artistes :
Pages (Paris, 2017)
Histoire de livres (Bruxelles, 2017)
Sous Couverture (St Antonin Noble Val, Tarn et Garonne, 2017, 2018, Mai 2019)
Octon (Hérault, fin mai 2019).
Les Moyens du Bord, Morlaix (novembre 2019)