Vautour Anne

Biographie:

Etudes de dessin et de peinture dès 1962. Elle fait les Beaux-Arts de Toulouse, mais aussi les cours d’Arts Plastiques dans l’atelier de C. Schmidt et au Musée des Augustins de Toulouse.

Elle étudie aussi la sculpture et céramique.

Les toiles d’Anne Vautour attirent le regard par l’étonnante énergie qui s’en dégage.

Les couleurs sont profondes, sans éclats inutiles et les formes sont subtiles et vigoureuses à la fois, sans complications superflues.

Des touches de calligraphie, peut-être inconscientes, et apportent une réelle élégance à chacune de ses oeuvres.

La composition dynamique des formes, des couleurs, du geste pictural laisse apparaître la musicalité de sa peinture; il est évident qu’Anne Vautour peint inspirée en grande partie par la musique qu’elle aime.

Sa peinture est abstraite, mais l’équilibre de chaque composition laisse deviner une grande maîtrise du dessin sans laquelle il n’y a pas d’abstraction harmonieuse.

Les toiles d’Anne Vautour invitent au dialogue et renvoient chacun de nous à sa propre perception de l’art.

On la connaît peintre abstrait lyrique, mais elle une partie figuratif expressioniste très peu exposée, est peut-être l’origine du travail actuel d’Anne Vautour.
Des toiles d’une très grande force, entre violence et passion toujours d’une innocence spontanée.
La candeur de son expression apporte toute la profondeur et l’efficacité à l’écho d’un instant d’existence.
Peintre poignante, combattante et engagée dans la dénonciation de la tyrannie, Anne Vautour, ne pouvait pas mieux choisir comme expression que la représentation abrupte de ces dessins.
A la limite de l’expressionnisme et de l’art brut, Anne Vautour « La Guerrière », assène le coup de grâce tel un grand Rōnin. Sylvie Amigo Soulet

On ne compte plus les expositions de l’artiste abstraite lyrique Anne Vautour, ni même ses œuvres, car elle est prolixe, elle avance tout en discrétion, et pourtant… Anne est une peintre atypique. Dans la vie de tous les jours, d’apparence fragile, mince et discrète on la retrouve dans son atelier, accroupie à même le sol, armée d’un blaireau, d’une brosse ou d’un Kolinsky. Elle combat le blanc. Sans relâche, elle entame une danse arachnéenne autour de sa toile, le geste ample et violent parfois, scande la musique qui l’accompagne. Souvent nommée «la guerrière», Anne éprouve, bouleverse et moleste la pâleur du linon pour lui apporter les couleurs du moment. Les toiles d’Anne Vautour, hautes en couleurs, influencent les humeurs et les pensées. Car la couleur a ce pouvoir d’influencer l’espace, mais aussi les vivants.

Histoire d’une guerrière !

« C’est l’histoire d’une femme, d’une peintre, qui a réussi à engloutir le temps.
Au point que personne ne sait vraiment si c’était hier ou aujourd’hui.
Elle paraît fragile, discrète et silencieuse et pourtant elle se prépare à une joute des plus féroces.
Carpe diem « cueille le jour », voilà le combat de cette femme, qui reprend à chaque levée de lune.

Elle est prête, l’arme à la main.
Son adversaire, blanc immaculé, lui fait front.
Un passage ? Un subterfuge ?…
Elle refuse de laisser ce laiteux sans une explication bien établie.
Aussi, munie de ses bâtons moustachus, elle entame une guerre sans précédent.

Blessant au cœur ce néant, par de larges cicatrices rouges, bleues, noires…
Les coups partent et ne s’arrêtent pas.
Elle engage un peu plus son bras pour érafler et marquer son opposant.
Fouetté et fustigé, l’opalin déclare forfait.
À bout de forces et enflé de nuances il exprime alors l’histoire d’un jour.

Les traits tirés et la peau humide, nos deux antagonistes s’observent.
La bataille est finie !
« Nous avons écrit une page, ni toi, ni moi, ne serons victorieux.
Nous avons tous deux avalé le temps, ouvert une porte : celle du regard. Alors pour cela merci ! »
Après ces mots, elle décide de relever celui qu’elle avait rossé.

Droit et tendu il apparaît comme un phénix, fier de ses couleurs et de ses blessures.
Elle, touchée par le silence, esquisse un sourire.
La lune se couche. »

Sylvie Amigo Soulet

scénographie de terre en friche
dans l’assaut rebelle
des lierres et des nerfs

salicornes et sargasses
Mangrove aux palétuviers géants

treillis de quête
pour l’âme frontalière
déposant aux lagunes
des ciels d’annonce pâle

d’un Ailleurs emprise
nous coulant dans l’Intime

de sols ravinés
entre les pavements de corps
sous l’armure cherchant à s’ajuster
à délier leur ombre

dans la couleur régnante
jusqu’à la chair émue
d’un crépuscule d’ailes

Claude BARRERE – septembre 2010

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