Seigle Bruno

Biographie:

Dans les années 80, Bruno Seigle débute sa carrière de tireur Noir & Blanc. Son œil se penche au quotidien sur les images des autres. Il collabore notamment avec Jean Dieuzaide, Denis Piel, Sory Sanlé, Arno Brignon, Stéphane Lavoué, Philippe Guionie, Julien Coquentin, Ulrich Lebeuf, philippe Grollier, Yohanne Lamoulère, Beatrix Von Conta, Philippe Gérard Dupuy, Gabrielle Duplantier, mais son regard demeure celui du photographe.
Il a réalisé à la demande de Prune Berest (Biz’art Pop), les tirages de photographes tels que William Klein, Micheal Kenna, Renato D’Agostin, Paolo Pellegrin, Bernard Plossu, Micheal Ackerman, Yvon Lambert, Carmelo Bongiorno, Francis Bacon, Dominique Roux, Jorge Molder, Thierry Lefebure, Max Pam, Catherine Izzo, Pierre Lebouc, Gregg Ellis, Yves Jeanmougin, Claire Hugonnet, Olivier Meriel…
En plus de ses activités de tireur, Bruno Seigle est enseignant en labo couleur en première année et intervenant pour le N&B en troisième année de l’ETPA Toulouse. Il a par ailleurs encadré plusieurs workshops sur le tirage N&B argentique et numérique, pour les publics de l’atelier de photographie de Saint-Cyprien.

1962 naissance.
Tireur noir et blanc professionnel (labo PHOTON)
Intervenant pour le N&B en 3ième année ETPA Toulouse
Professeur labo couleur pour les Praticiens 1er année ETPA Toulouse
Animateur de plusieurs workshops pour l’atelier St Cyprien (Toulouse) sur le tirage N&B argentique et numérique.

Dans un univers photographique touchant à l’intime, les séries de Bruno Seigle questionnent non tant la vie, que le temps d’une vie – de l’enfance à la mort.

Et c’est avec une pudeur extrême qu’il interroge la mémoire, la disparition, le souvenir, l’effacement, l’oubli…
La photographie est ici, à la fois commémorative et métaphore de notre destin commun.
En ce qu’elles contiennent de personnel, d’intime, les images de Bruno Seigle font partie de ce que l’historienne de l’art, Isabelle de Maison Rouge nomme Mythologies personnelles »*.
Par ce concept, elle définit le but que l’artiste s’assigne, comme étant celui « de hisser l’ordinaire au rang de l’universel. Son existence se trouvant consignée dans ses moindres détails intimes (…). Il retrace son destin au jour le jour »*.

Si selon l’historienne de l’art, « parler de mythologie personnelle revient (aussi) à tenir compte des interrogations que pose l’artiste à la société dans laquelle il vit », Bruno Seigle en donnant à voir les images de son quotidien – des événements en apparence les plus anodins aux plus tristes – questionne de façon récurrente, son (notre) rapport au temps et à la mort…
Par et dans ses photographies, Bruno Seigle traite de la disparition, celle de ses proches (Histoires courtes – HS et une journée particulière), celle d’anonymes (Singulier pluriel) – de la sienne (Comme si j’allais mourir demain) et peut-être « du désir d’arracher un être à sa destruction et à l’oubli »*.

Dans sa série Pollutions nocturnes, qui donne à voir des photographies de lits – dans lesquels l’artiste passe comme tout un chacun une partie de sa vie – la répétition et l’accumulation des images, datées et annotées de pensées personnelles – une nuit, une pensée, une image – induisent une temporalité séquentielle, chronologique et narrative – sorte de carnet de voyage, et d’autoportrait tel que l’énonce l’artiste.

La liberté d’interprétation (du regardeur) et l’intention artistique ne se rencontrant pas toujours sur les mêmes idées, le texte est déterminant dans la construction de l’acception autobiographique d’une photographie. Ainsi, le titre Pollutions nocturnes induit, évoque ou participe de la façon dont le photographe souhaite que nous appréhendions, au-delà de ce qu’il nous donne à voir, ce qui est de l’ordre de sa pensée.
Quant aux objets photographiés, répétition et accumulation de lits défaits et vides, qu’ils soient pris sur le vif ou objets de mise en scène, ils contiennent des traces au sens d’empreintes, à la fois présence comme l’affirmation de l’existence de ce qui a été et absence comme disparition et dissolution du corps…
Comme si le vide et l’absence dont elles portent la trace, était au cœur même des images de Bruno Seigle.

« L’œil de Bruno Seigle se penche au quotidien sur les images des autres, mais son regard demeure celui du photographe. Quelle que soit la forme de sa photographie, une question revient toujours dans son travail :
« qu’en est-il de la vie ?».
Dans un univers photographique touchant à l’intime,les séries de Bruno Seigle questionnent non tant la vie, que le temps d’une vie – de l’enfance à la mort. Et c’est avec une douceur extrême qu’il interroge la disparition, le souvenir, l’effacement, le néant, l’oubli…
La photographie est ici, à la fois commémorative et métaphore de notre destin commun. »

 

 

« L’auteur joue sur les formes, fait un clin d’oeil en liant la représentation d’en haut, avec celle d’en bas, un cheminement de la vie vers la mort.

« De profondis, justifie-t-il, pour que nous puissions tout naturellement apprivoiser l’idée du départ ».

Bruno Seigle a une solide expérience professionnelle comme tireur noir et blanc chez Picto Sud à Toulouse. A ce titre il a travaillé en collaboration avec de grands noms de la photo, comme Jean Dieuzaide. »