Lepelletier Joël

Biographie:

Une date importante dans sa vie professionnelle : mai 68.

Il cherche un poste de conducteur typo et spontanément il se présente à l’imprimerie Union de Paris, où il est embauché le lendemain.

Il y travaillera trois jours, puis grève générale !

Louis Barnier impulse à ces ateliers le souffle culturel où vont défiler les grands noms de l’intelligentsia parisienne.

Chacun à son niveau ressentait le goût du parfait indicible.

L’atelier était sa base pour accéder à une connivence avec les compagnons et les expériences créatives et techniques dont il assumait les risques.

Louis Barnier,  lui a toujours donné carte blanche pour des tentatives innovantes.

Son travail sur les photographies est le résultat évident de la proximité qu’il a eu avec de grands artistes poète photographe peintre sculpteur et de bon nombre  de galeries fondations et institutions de la vie parisienne.

Qu’est-ce qui pousse Joel Lepelletier a ces escapades photographiques ?

Un appétit de la découverte jamais rassasié mais toujours enthousiaste.

Saisir comme il le sent le mouvement du nuage, le flamboyant d’un coucher de soleil, l’éternité des volcans, capter sur la pellicule ou sur un capteur numérique cet instant concret de bonheur pour donner à l’autre cette abstraction de la matière dans les espaces mêlés.

Il est un moment où la technique ne suffit plus il faut sublimer l’outil : créer.

Joel Lepelletier mettre en art d’imprimer fait appel à toute sa sensibilité pour être fidèle à son propre regard comme il le fut pendant 40 ans où il fut responsable des plus beaux livres d’art sur Boudin, Matisse, Chagall,  ou Jean-Pierre Trémoins.

Ce furent aussi des catalogues sur Bettina Reims ou Doisneau,  La Fondation Cartier qui restent comme étant eux-mêmes des témoins de son art d’imprimer tant la peinture que la photographie au sein de l’imprimerie Union à Paris.

Il se veut avec l’exigence du professionnel fidèle à lui-même c’est-à-dire à son regard.

C’est son œil qui juge, qui sait capter l’étonnant, se mettre en chasse de plans, de géométries, de contrastes.

Quel que soit le thème de ses expositions « Chine » « Vietnam » « Sibérie » « Causse » « Siennes » et autres terres captées, il a toujours le premier œil de la prise de vue qui se projette pour le travail final du tirage exposé.

Quand dans la chambre noire ou devant ses prises de vues, Il retrouve cet instant sublimé, c’est une seconde joie et c’est au-delà du geste et de la technique, un regard, le siens qui nous est révélé.

Les photographies de Joël Lepelletier… sont des tirages digigraphiques en séries limitées et numérotés sur papier beaux-arts,  imprimés FinArt,  surfacés spécialement pour l’impression jet d’encre haut de gamme, mais également pour la reproduction d’œuvres d’art et images, conformément aux standards de qualité des galeries et musées.

La qualité des papiers, la technique de l’imprimante à jet d’encre confère à ces tirages une impression exceptionnelle qui dure dans le temps, du fait d’encres à base de pigments minéraux encapsulés dans de la résine qui assurent une pérennité de l’épreuve pendant plusieurs générations.

Trois stades dans le travail de Joël Pelletier :

Première étape : L’escapade.

Le Cézallier entre Cantal et Sency.

Choisir de se laisser séduire par le lieu, aller, revenir. Quel angle de vue selon la lumière, l’environnement, le graphisme des coteaux ?

Joel Lepelletier ne se laisse pas bercer, il est en tension.

En second  : la redécouverte.

Quand Joël voit défiler ces prises de vue et qu’il retrouve l’émotion ressentie. N’admettre que les clichés chargés de sensibilité pour redonner sur papier une photographie qui représentera concrètement la beauté dans le lieu, et qui traduira l’excitation de la première prise de vue.

Tel le metteur en scène qui revoit toutes les images pour les coordonner afin de former un tout qui sera à l’exposition finale.

Au final : L’impression

Enfin à partir de ce matériau photographique, sortir l’impression.

Que la photo soit argentique au numérique ce n’est pas la question, alors que certains se la pose.

Ce n’est pas un numérique standard, il s’agit dans les tirages D’art, de digigraphie mise au point dans son atelier de Castres.

Un matériel sophistiqué qu’il a tenu à maîtriser tout comme il avait maîtrisé dans les années 60 le passage de la typographie à l’offset

Il a travaillé pendant plus de 30 ans, avec Henri Cartier-Bresson,  Doisneau,  Bettina Reims,  Yvette Troispux,  Willy Ronis, …

Qui aujourd’hui pose la question pour un livre d’art ou une reproduction : est ce  de la typo de l’offset ?  Ce qui importe, est la maîtrise subtile de l’outil, l’œil de l’artisan ou de l’artiste.

Notre siècle a vu aussi le passage de la peinture à l’huile à la peinture acrylique.

Se poser la question huile  ou acrylique ?

Les deux ne se comparent pas.

Joel a connu toutes ces mutations technologiques et aujourd’hui il a choisi de domestiquer l’outil informatique tout en utilisant les bains de révélation argentique.

Abstraction figuratif ? Notre siècle a vu aussi le passage de la peinture à l’huile à la peinture acrylique.

Se poser la question oui ou acrylique

Les deux ne se compare pas Joël a connu toutes ces mutations technologiques et aujourd’hui il a choisi de domestiquer l’outil informatique tout en travaillant les bains de révélation argentique.

Abstraction ou figuratif ?

Fractal

Autre découverte, Joël ready-made pas tout à fait mais à partir de ces prises du réel, il capte une partie de la photo pour donner une image abstraite dit-on. En réalité cette photo est une partie de la photo initiale.

Il y a la nature, la capture du réel qu’est la prise de vue, l’étude de ce tout dont il va trouver une image d’une beauté singulière qui est la fraction du tout.

Certains de ces clichés digigraphique sont une expression fractale de la réalité

Est-ce une abstraction ?

La photo n’est pas fabriquée créée née de rien sinon de l’imaginaire; il y a dès le départ de la prise de vue, une projection mentale, un œil qui sait où il veut aboutir.

L’ensemble des photos doit créer une atmosphère, chaque image est différente tels des mots pour dire la phrase, évoquer une beauté découverte et traduite ou la technique s’efface pour ne laisser que la trace de l’émotion.

C’est peut être parce qu’il a vu le jour dans le quartier parisien de Montmartre, vivier d’artistes de la capitale, qu’une certaine fibre artistique est inscrite dans son ADN, et pour couronner le tout… Joël Lepelletier a œuvré pendant prés de 40 ans au sein de l’imprimerie d’art Union, fleuron du genre à Paris. Il a côtoyé les plus grands noms de la photographie ou de la peinture, comme Robert Doisneau, Bettina Rheims, Pablo Picasso…etc, participé à de nombreuses réalisations de haut vol, forgé une maîtrise absolue, en exacerbant toute sa sensibilité artistique.

Un vrai chimiste
En parallèle, Joël Lepelletier a développé un intérêt grandissant pour la photographie, orchestrant, tel un grand chef, une partition sans bémol, une vraie symphonie de nuances de couleurs et de jeux graphiques. Parcourant, la Chine, le Viet Nam, la Sibérie, la Toscane (exposition remarquable à Castres) et autres, pour capter des clichés devenant œuvres d’art. Outre des paysages, ces photos saisissent des scènes de vie au quotidien avec l’intuition et la passion d’en extraire toute l’authenticité et la singularité. Du côté de sa première vocation, il s’attelle encore aujourd’hui chez lui, à Castres, à travailler dans l’esprit de l’âge d’or de l’imprimerie d’art, n’hésitant à se transformer en chimiste pour fabriquer des produits qui n’existent plus. Les matériaux sont nobles et le résultat est sans pareil, comme en témoignent le dernier ouvrage en date réalisé auprès de Franck Lalou «Ode à la lune» et «Bleu Outre –physique» d’Alain –Jacques Lévrier-Mussat. «Sentes secrètes toscanes» ou «Cézallier sans ornière» révèlent aussi l’harmonie parfaite de la fusion poèmes- photos de Richard Ober et Joël Lepelletier ( aux éditions : Le Vaisseau improbable). Un vrai travail d’orfèvre, une passion nourrie par le bonheur de partager des émotions. Chapeau bas Monsieur Lepelletier !

Mireille Moley La Dépêche

Maitre dans l’art d’offrir aux images leur précieux écrin, la papier gage de longévité selon certaine technique de son invention, et véritable pilier de la célèbre imprimerie d’art parisienne : « L’Union », où il a cotoyé l’univers de grands noms de l’art, Joel Lepelletier nous donne à voir sa propre sensibilité et sa vision qu’il couche à son tour sur ce papier qu’il a toujours su tellement bien travailler.

Les photos de Joël Lepelletier, qui compte à son actif de nombreuses expositions dans divers pays, représentent, à elles seules, une ode à l’harmonie, naturelle, authentique, spontannée, d’autant plus splendide et souveraine qu’elle est dépourvue d’artifices.

En effet, le paysage vu par l’artiste semble procéder de toutes les promesses d’un matin qui s’éveille à la beauté du monde.

 

Montpellier – Paris – Castres – Lourdes – Fronton -Toulouse – pibrac – Balma – Tarbes – 

 

Belgique
Grande-Bretagne

Pays-Bas
Suisse

USA
Italie

Cézallier sans ornière
Description matérielle : 1 vol.
Résumé : Tandis que les barreaux, les pieux et les portiques de fer rouillé balisent les chemins des foules toujours plus dirigées, toujours plus avides de maîtres à jouir dans le confort du conformisme, le grand désir insubordonné de courir dans les vastes steppes, loin des « communs suffrages », s’est manifesté et le rêve de Richard Ober a bondi sur le tremplin des photographies de Joël Lepelletier. Dans le Cézallier, métaphore de la Mongolie, elle-même emblème des espaces les plus libres laissés à la chevauchée des enfants du Loup bleu et de la Biche blanche, descendant du Grand ciel bleu, se trouve la margelle du puits de lumière d’où descend la plus insoumise des imagination, celle qui crée les formes de l’ininstallation ici-bas.
Édition : [Tarbes] : Éditions de l’Improbable , 2016
Auteur du texte : Joël Lepelletier, Richard Ober

 

Sentes secrètes toscanes
Description matérielle : 1 vol. (non paginé [37] p.)
Résumé : A partir des photographies retravaillées et imprimées par Joël Lepelletier, Richard Ober a déambulé dans la Toscane secrète en interrogeant le paysage, le voyage et le voyageur. Chaque planche se présente comme une fenêtre sur l’imaginaire accompagnée d’une méditation poétique à la tonalité particulière: fantastique, surréaliste, érotique ou encore philosophique.
Édition : [Tarbes] : Éditions de l’Improbable , 2016
Auteur du texte : Joël Lepelletier, Richard Ober

 

Bleu outre physique
coïncidences & expériences poétiques & picturales

Description matérielle : 8 dépl. – 2 f. de pl. – 1 objet – 1 DVD vidéo monoface simple couche (10 min 56 s) : 16 x 16 cm ; 16 x 16 cm ; coul. ; 16 x 16 cm ; coul., son.
Description technique : L’objet est une oeuvre sur verre
Description : Note : Livre d’artiste
L’objet est une oeuvre sur verre
Résumé : Le coffret Bleu outre physique contient le récit de l’expérience conduite par Alain-Jacques Levrier-Mussat, Joël Lepelletier et Richard Ober. Un phénomène de luminescence irradiant d’un pigment bleu a provoqué la convergence du regard de l’artiste et du poète puis l’apparition d’horizons inouïs aux confins du monde sensible avant de servir comme agent ou véhicule d’exploration de l’invisible. En huit plans de 16/16 cm, à déplier, accompagnés d’une gravure de Joël Lepelletier, d’un DVD présentant le travail d’ Alain-Jacques Levrier-Mussat, d’une oeuvre originale de ses soins sur verre, et de lunettes correctives pour voir l’invisible, Bleu outre-physique propose plus qu’une expérience artistique : une traversée des miroirs de la perception vers les possibilités infinies des espaces intérieurs.
Édition : Tarbes : Éditions de l’improbable , 2015
Auteur du texte : Joël Lepelletier, Alain-Jacques Levrier-Mussat, Richard Ober
Illustrateur : Joël Lepelletier
Plasticien : Alain-Jacques Levrier-Mussat